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jeudi 1 février 2018
Visions contrastées du libéralisme
Libellés :
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Pays/territoire :
Bruxelles, Belgique
lundi 9 octobre 2017
"Pour se défendre" un droit de tuer dans la dignité ?
"Pour se défendre"
un droit de donner la mort dans la dignité ?
* * *
L'objet de cet article se situe évidemment loin, très loin de tout débat sur l'euthanasie, c'est à dire sur le droit pour un membre du corps médical de donner la mort à ses patients dans la dignité à la condition que ces patients en aient exprimé le désir avant de subir les inhumaines avanies d'une agonie douloureuse inéluctable et actuellement inévitable à la mesure de l'avancement des recherches thérapeutiques.
Les lecteurs et lectrices de ce blog habitués à la lecture des textes sacrés notamment de la Bible des chrétiens ne manqueront pas de se rappeler les versets consacrés au meurtre d'Abel par Caïn son frère.
https://mythologica.fr/biblique/cain.htm
Pour élever le débat et placer la discussion par-delà les déclarations péremptoires ou les jugements à l'emporte-pièce, nous refuserons ici d'examiner le recours à la violence légale, c'est-à-dire par exemple le port d'armes par les services de police, cela pour ne pas tenir compte des abus généralisés commis pendant des années au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique du Sud, comme actuellement encore aux Philippines sous le couvert de la lutte contre les trafics de drogue.
Dans ce dernier cas, il est clair que les réels pourvoyeurs des substances mortifères ne sont pas atteints par ce type de lutte policière aux échos dictatoriaux populistes.
Rappelons qu'en Angleterre lesdits bobbies, ces sympathiques gardiens-de-la-paix au couvre-chef caractéristique, ne portaient pas d'armes à feu jusqu'il y a pas longtemps encore.
Et souvenons-nous que la Confédération indienne, ce sous-continent aux gigantesques dimensions aussi bien par la géographie que par l'histoire, convoité aussi pour ses énormes possibilités de développement scientifique et technologique, a été libéré de ses colonisateurs britanniques grâce à une stratégie inédite, encore appliquée de nos jours : la non-violence.
https://mythologica.fr/biblique/cain.htm
Pour élever le débat et placer la discussion par-delà les déclarations péremptoires ou les jugements à l'emporte-pièce, nous refuserons ici d'examiner le recours à la violence légale, c'est-à-dire par exemple le port d'armes par les services de police, cela pour ne pas tenir compte des abus généralisés commis pendant des années au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique du Sud, comme actuellement encore aux Philippines sous le couvert de la lutte contre les trafics de drogue.
Dans ce dernier cas, il est clair que les réels pourvoyeurs des substances mortifères ne sont pas atteints par ce type de lutte policière aux échos dictatoriaux populistes.
Rappelons qu'en Angleterre lesdits bobbies, ces sympathiques gardiens-de-la-paix au couvre-chef caractéristique, ne portaient pas d'armes à feu jusqu'il y a pas longtemps encore.
Et souvenons-nous que la Confédération indienne, ce sous-continent aux gigantesques dimensions aussi bien par la géographie que par l'histoire, convoité aussi pour ses énormes possibilités de développement scientifique et technologique, a été libéré de ses colonisateurs britanniques grâce à une stratégie inédite, encore appliquée de nos jours : la non-violence.
Aucune alternative politique, aucune élection ni aucun referendum ne peut trouver motivation dans les peurs, la haine, le mépris ou le rejet de l'Autre.Qu'est-ce que la motion de défiance constructive?
https://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=APC_029_0241
Histoire et actualité du Mouvement pour une Alternative Non-violente
http://irnc.org/IRNC/Diaporamas/357
Histoire et actualité du Mouvement pour une Alternative Non-violente
http://irnc.org/IRNC/Diaporamas/357
dimanche 2 avril 2017
Le plan primitif -- anthopologie culturelle
Le plan primitif -- statistiques
Une opposition factice
* * *
Il apparaît à la lecture du texte présenté ci-après une axiomatique probablement fondamentale, intrinsèque à tout discours sur ce qui est dit "humain" et, conséquemment ce qui ne le serait pas, c'est-à-dire de l'ordre du "surhumain", soit émanant ou de l'enfer ou du paradis, soit d'une créature quelconque non-humaine, angélique ou diabolique.Ici, le terme même de diabolique peut aider à voir, par son étymologie "dia" "bol", qu'il s'agit en fait de traverser une espèce d'écran des apparences, et d'accéder à une perception réelle au-delà d'un brouillard qui recouvrirait -- accidentellement ou non, la vision originelle du monde et des êtres qui nous entourent.
Le mythe biblique du Paradis perdu met en évidence ce que nous percevons à travers la nudité, c'est-à-dire à travers ces choses dont la "nature des choses" peut se trouver alternativement ou couverte (d'un "voile de pudeur") ou découverte (par un désir insatiable, celui d'une curiosité scientifique proche de la transgression prométhéenne)
L'actualité récurrente des violences entre sectes religieuses en Confédération indienne fait apparaître combien peut se révéler fragile un réel consensus autour de la neutralité institutionnelle de l'Etat, qu'il est difficile en l'occurrence de présenter comme d'une indépendance parfaite par rapport à l'image de démiurges que les responsables politiques en quête de popularité, d'une (ré)election à l'autre dans leur carrière politique, se flattent parfois d'incarner.
Conséquences parfois violentes d'une croyance persistante, et d'un imaginaire inscrit dans certaines pratiques sacerdotales assez populaires en Inde, pratiques issue d'une tradition courante associée à la métempsychose.?
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-mystere-de-la-vie-l-angoisse-de-154659
Oublions-nous que "nature" signifie tout ce qui participe à naissance ou fait de naître, et que "connaître" signifie quelque chose de plus profond que "savoir", puisque cela implique de participer à la survenance d'un événement, avant d'en partager les modalités circonstancielles, d'en "faire savoir" ou d'en savoir, d'en goûter l'un ou l'autre détail appétissant..!
Ainsi en omettant le passage "de fil en aiguille" ou l'invention du vêtement, nous sommes amenés à réfléchir à un épisode subséquent de l'aventure humaine : l'invention du "plan", de la surface plane ou de la table, qui permettait le tout premier échange de convivialité originelle tribale et/ou familiale à l'occasion du partage de (la préparation des) repas : dans la cuisine primitive.!
Mais ceci, c'est probablement -- pour paraphraser Rudyard Kipling à la fin du "Livre de la Jungle", encore une "autre histoire".
Remarque: Cette fois encore, j'ai préféré le texte original à toute traduction. Cela non par effet de "moindre effort", mais par louable souci de laisser au texte toute l'authenticité de l'expression dans la langue d'origine.
En plus, les internautes-visiteurs auront par cela toute faculté de pouvoir mieux adapter leur compréhension et accéder au sens profond du texte dans leurs langues particulières.
Google Trends has become a productive source of data for social scientists, particularly those interested in when and where people search for the word “porn”. First, they discovered that porn searches peaked in winter and early summer, a result that lead them to believe that there actually is a human mating season. Now, they’ve looked at the results by state, and found some more interesting patterns.
Perhaps not surprisingly, “higher percentages of Evangelical Protestants, theists, and biblical literalists in a state predict higher frequencies of searching for porn, as do higher church attendance rates.” The state with the highest search rate? You guessed it: Mississippi, followed closely by Texas. The authors conclude that “more salient, traditional religious influences in a state may influence residents–whether religious or not–toward more covert sexual experiences.”
Unbuckling the Bible Belt: A State-Level Analysis of Religious Factors and Google Searches for Porn.
“While the link between individual religious characteristics and pornography consumption is well established, relatively little research has considered how the wider religious context may influence pornography use. Exceptions in the literature to date have relied on relatively broad, subjective measures of religious commitment, largely ignoring issues of religious belonging, belief, or practice. This study moves the conversation forward by examining how a variety of state-level religious factors predict Google searches for the term porn, net of relevant sociodemographic and ideological controls. Our multivariate findings indicate that higher percentages of Evangelical Protestants, theists, and biblical literalists in a state predict higher frequencies of searching for porn, as do higher church attendance rates. Conversely, higher percentages of religiously unaffiliated persons in a state predict lower frequencies of searching for porn.
Higher percentages of total religious adherents, Catholics, or mainline Protestants in a state are unrelated to searching for porn with controls in place. Contrary to recent research, our analyses also show that higher percentages of political conservatives in a state predicted lower frequencies of porn searches. Our findings support theories that more salient, traditional religious influences in a state may influence residents-whether religious or not-toward more covert sexual experiences.”
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jeudi 23 mars 2017
Attentats -- et les auteurs?
Attentats
et les auteurs.?
* * *
Les auteurs d'attentats terroristes -- dont le dernier en date s'est passé en Grande-Bretagne à Londres aux abords du Parlement anglais, attirent assez peu l'attention parce que ces personnes ne sont souvent par elles-mêmes pas très représentatives, étant en réalité manipulées par des organisations criminelles que les spécialistes s'efforcent de dépister (indépendamment de toute revendication affirmée)
Sans intention de faire aucune plaidoirie en faveur de la cause terroriste -- mais, cette cause a-t-elle des raisons d'exister?, on peut dépasser l'horreur et rechercher dans le passé des actes similaires pour comparer les circonstances afin de tenter de comprendre ce qui motive ces personnes à tels actes.
En 1970 un auteur littéraire, Kimitake Hiraoka (Yukio Mishima, de son nom de plume) se suicide après une tentative d'attaque sur les forces militaires japonaises.
Voici ce qu'en dit "Japon-infos".
Les auteurs d'attentats terroristes -- dont le dernier en date s'est passé en Grande-Bretagne à Londres aux abords du Parlement anglais, attirent assez peu l'attention parce que ces personnes ne sont souvent par elles-mêmes pas très représentatives, étant en réalité manipulées par des organisations criminelles que les spécialistes s'efforcent de dépister (indépendamment de toute revendication affirmée)
Sans intention de faire aucune plaidoirie en faveur de la cause terroriste -- mais, cette cause a-t-elle des raisons d'exister?, on peut dépasser l'horreur et rechercher dans le passé des actes similaires pour comparer les circonstances afin de tenter de comprendre ce qui motive ces personnes à tels actes.
En 1970 un auteur littéraire, Kimitake Hiraoka (Yukio Mishima, de son nom de plume) se suicide après une tentative d'attaque sur les forces militaires japonaises.
Voici ce qu'en dit "Japon-infos".

Yukio Mishima, le front ceint d’un « hashimaki » au balcon du quartier général de l’armée à Tokyo, le 25 novembre 1970.
Série « Après ma mort » (1/6). L’écrivain mit fin à ses jours juste après avoir achevé « L’Ange en décomposition ».
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bruno Lesprit
Yukio Mishima, qui a brûlé son journal intime la veille de sa mort, n’a laissé aucune consigne pour que son dernier manuscrit soit lu après sa disparition puisqu’il a agi pour qu’il ne puisse en être autrement. Dans la matinée du 25 novembre 1970, l’écrivain quitte son domicile tokyoïte, en ayant pris soin de laisser sous enveloppe L’Ange en décomposition, quatrième volet de son testament littéraire, La Mer de la fertilité (Gallimard, « Quarto », 1 536 p., 2004), commencé cinq ans plus tôt.
Cet homme de loyauté a respecté la date limite de remise de la copie fixée avec son éditeur. Ne lui reste plus qu’à couronner sa production – une quarantaine de romans, du théâtre, des nouvelles et des essais à foison. Car, comme l’écrit Marguerite Yourcenar dans Mishima ou La vision du vide (Gallimard, « Folio », 1980), « la mort si préméditée de Mishima est l’une de ses œuvres ».
Yukio Mishima : « La vie humaine est brève, mais je voudrais vivre toujours »
Sur son bureau, il a laissé un mot faussement paradoxal : « La vie humaine est brève, mais je voudrais vivre toujours. » La sienne s’achève peu après midi à l’âge de 45 ans.
Une heure plus tôt, il s’est présenté au quartier général des Forces japonaises d’autodéfense, avec quatre membres du Tatenokai (Société du bouclier), sa milice dévouée à l’empereur. Le groupe prend alors un général en otage dans son bureau et, sous la menace, obtient le rassemblement de la troupe.
Du balcon, Mishima, le front ceint d’un hashimaki, le bandeau symbolisant le courage et la détermination que portaient les kamikazes, l’incite à se révolter contre l’interdiction faite au pays de posséder une armée digne de ce nom. Ses propos, recouverts par le bruit d’un hélicoptère, sont hués. L’apprenti putschiste se replie et accomplit, avec un disciple étudiant, le seppuku, le suicide par éventrement. Conclu rituellement par deux décollations effectuées par un tiers, le kaishakunin, préposé au coup de grâce.
« Seppuku » prémonitoire en images <= (Click!)
Ce sacrifice archaïque saisit l’Occident d’effroi, quand bien même Maurice Pinguet, dans La Mort volontaire au Japon (Gallimard, « Tel », 1991), note que « Mishima est mort comme un touriste se figure que tout vrai Japonais doit mourir ».
Série « Après ma mort » (1/6). L’écrivain mit fin à ses jours juste après avoir achevé « L’Ange en décomposition ».
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bruno Lesprit
Yukio Mishima, qui a brûlé son journal intime la veille de sa mort, n’a laissé aucune consigne pour que son dernier manuscrit soit lu après sa disparition puisqu’il a agi pour qu’il ne puisse en être autrement. Dans la matinée du 25 novembre 1970, l’écrivain quitte son domicile tokyoïte, en ayant pris soin de laisser sous enveloppe L’Ange en décomposition, quatrième volet de son testament littéraire, La Mer de la fertilité (Gallimard, « Quarto », 1 536 p., 2004), commencé cinq ans plus tôt.
Cet homme de loyauté a respecté la date limite de remise de la copie fixée avec son éditeur. Ne lui reste plus qu’à couronner sa production – une quarantaine de romans, du théâtre, des nouvelles et des essais à foison. Car, comme l’écrit Marguerite Yourcenar dans Mishima ou La vision du vide (Gallimard, « Folio », 1980), « la mort si préméditée de Mishima est l’une de ses œuvres ».
Yukio Mishima : « La vie humaine est brève, mais je voudrais vivre toujours »
Sur son bureau, il a laissé un mot faussement paradoxal : « La vie humaine est brève, mais je voudrais vivre toujours. » La sienne s’achève peu après midi à l’âge de 45 ans.
Une heure plus tôt, il s’est présenté au quartier général des Forces japonaises d’autodéfense, avec quatre membres du Tatenokai (Société du bouclier), sa milice dévouée à l’empereur. Le groupe prend alors un général en otage dans son bureau et, sous la menace, obtient le rassemblement de la troupe.
Du balcon, Mishima, le front ceint d’un hashimaki, le bandeau symbolisant le courage et la détermination que portaient les kamikazes, l’incite à se révolter contre l’interdiction faite au pays de posséder une armée digne de ce nom. Ses propos, recouverts par le bruit d’un hélicoptère, sont hués. L’apprenti putschiste se replie et accomplit, avec un disciple étudiant, le seppuku, le suicide par éventrement. Conclu rituellement par deux décollations effectuées par un tiers, le kaishakunin, préposé au coup de grâce.
« Seppuku » prémonitoire en images <= (Click!)
Ce sacrifice archaïque saisit l’Occident d’effroi, quand bien même Maurice Pinguet, dans La Mort volontaire au Japon (Gallimard, « Tel », 1991), note que « Mishima est mort comme un touriste se figure que tout vrai Japonais doit mourir ».
dimanche 11 décembre 2016
Alaouites?
SYRIE, MOYEN-ORIENT, RÉVOLTE EN SYRIE
Syrie: qui sont vraiment les alaouites ?
Par Laurent Ribadeau Dumas@GeopolisFTV | Publié le 21/02/2012 à 17H30, mis à jour le 09/09/2016 à 14H57

Musulman lisant le Coran dans la mosquée Rouqayya dans la vieille ville de Damas© AFP - Photononstop - Frédéric Soreau
Les membres du clan de Bachar Al Assad, qui gouverne la Syrie depuis 1970, sont pour la plupart de confession alaouite (environ 10 % de la population du pays), considérée comme une branche du chiisme. Quelques clefs pour appréhender un phénomène politico-religieux fort complexe.
Pour les spécialistes, les alaouites appartiennent à une secte chiite hétérodoxe (qui s'écarte de la doctrine). «Secte» au sens où on l’entend pour d’autres minorités religieuses: ismaéliens, druzes... Comme les chiites, ses adeptes vouent un culte à la figure d’Ali, gendre du prophète Mohammad. Leur doctrine aurait été élaborée au IXe siècle en Irak par un disciple dissident du dixième imam Ali Al Hadi. Aujourd’hui, la minorité alaouite est surtout présente dans le nord-ouest de la Syrie, notamment dans la montagne et sur la côte, autour de la ville de Lattaquié.
La pratique et l’organisation de la religion sont souples. En général, la prière se fait dans l’intimité du foyer, rarement dans une mosquée. Seuls les hommes sont initiés aux secrets de la doctrine pendant leur adolescence. De leur côté, les femmes ne portent pas le hijab, à quelques exceptions près dans les villes. L’alcool est toléré. Les adeptes ignorent le jeune et le pèlerinage à la Mecque. Ils croient en la réincarnation et célèbrent une forme d'eucharistie à l'aide de pain et de vin. Leur religion est un mélange d'éléments venus du chiisme, du christianisme byzantin et de cultes hellénistiques. Ils célèbrent des fêtes aussi bien musulmanes que chrétiennes.
Une minorité longtemps méprisée
Même si le grand mufti de Jérusalem a reconnu officiellement en 1936 l’alaouisme comme une confession musulmane, les sunnites ont toujours considéré ses pratiquants comme des hérétiques. Ce «sont les pires ennemis des musulmans et le jihad contre eux est un grand acte de piété», écrivait déjà au Moyen Age le penseur sunnite Ahmad Ibn Taymiyya. Jusqu’au XXe siècle, la minorité alaouite a toujours subi humiliations et persécutions, vivant retirée dans sa région d’origine, notamment dans les montagnes surplombant la côte nord-ouest. Sous les Ottomans, les seuls de ses membres tolérés dans les villes étaient… les domestiques. En 1920, l’occupant français créé un «Etat des alaouites» mais doit y renoncer sous la pression des milieux nationalistes.
Une minorité longtemps méprisée
Même si le grand mufti de Jérusalem a reconnu officiellement en 1936 l’alaouisme comme une confession musulmane, les sunnites ont toujours considéré ses pratiquants comme des hérétiques. Ce «sont les pires ennemis des musulmans et le jihad contre eux est un grand acte de piété», écrivait déjà au Moyen Age le penseur sunnite Ahmad Ibn Taymiyya. Jusqu’au XXe siècle, la minorité alaouite a toujours subi humiliations et persécutions, vivant retirée dans sa région d’origine, notamment dans les montagnes surplombant la côte nord-ouest. Sous les Ottomans, les seuls de ses membres tolérés dans les villes étaient… les domestiques. En 1920, l’occupant français créé un «Etat des alaouites» mais doit y renoncer sous la pression des milieux nationalistes.

Le minaret de la mosquée des Omeyyades à Damas © AFP - Photononstop - Frédéric Soreau
Peu à peu, les alaouites commencent à s’intégrer dans la société. Dans les années 40 et 50, ces partisans de l’idéologie laïque du parti Baas deviennent militaires et fonctionnaires. La prise du pouvoir par le général Hafez Al Assad, père de l’actuel président Bachar Al Assad, leur ouvre les portes du pouvoir.
Les alaouites identifiés au chiisme
Après 40 ans d’une dictature sans partage, les Syriens ont tendance à identifier les adeptes de l'alaouisme au clan Assad, qui n’hésite pas à faire tirer sur les mosquées. Et dans tout le monde arabe sunnite, de plus en plus opposé au chiisme, le régime alaouite de Syrie, dont l’un des derniers alliés est l’Iran chiite, est assimilé à cette confession, «pour des raisons plus politiques que religieuses», rappelle Olivier Roy, spécialiste de l’islam. Ce qu'on appelle aussi la «chiitisation» de la minorité religieuse.
Après 40 ans d’une dictature sans partage, les Syriens ont tendance à identifier les adeptes de l'alaouisme au clan Assad, qui n’hésite pas à faire tirer sur les mosquées. Et dans tout le monde arabe sunnite, de plus en plus opposé au chiisme, le régime alaouite de Syrie, dont l’un des derniers alliés est l’Iran chiite, est assimilé à cette confession, «pour des raisons plus politiques que religieuses», rappelle Olivier Roy, spécialiste de l’islam. Ce qu'on appelle aussi la «chiitisation» de la minorité religieuse.
Aujourd’hui, nombre d’alaouites redoutent, en cas d’effondrement du régime, une revanche sanglante de la part de leurs compatriotes sunnites. Dans ce contexte, ils pourraient être tentés de constituer un réduit dans leur région d’origine. Un tel processus est d’ailleurs en gestation. Les villes sunnites de Tal-Kalash et Jisr Al-Choughour, en périphérie de la région alaouite, ont ainsi été victimes d’un phénomène de purification ethnique : l’armée fidèle à Bachar Al Assad a laissé les habitants fuir vers le Liban et la Turquie.
Les alaouites de Turquie craignent la chute de Bachar Al Assad, AFP, 10-12-2011samedi 17 septembre 2016
Leonardo da Vinci et William Tyndale
Leonardo da Vinci et William Tyndale
au fil de l'eau
* * *
Iconographie
https://fr.vikidia.org/wiki/L%C3%A9onard_de_Vinci
Saint Jean-Baptiste -- Leonardo da Vinci
http://technologies.c2rmf.fr/iipimage/showcase/zoom/HD5
Articles et extraits
https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Tyndale
William Tyndale ou Tindale (né dans le Gloucestershire en 1494 - exécuté par strangulation le 6 octobre 1536 à Vilvorde) est un protestant anglais connu comme le premier traducteur du Nouveau Testament depuis le texte grec dans une langue moderne (le moyen anglais). Brillant érudit, il parlait l'hébreu, le grec, le latin, l'espagnol et le français, « si bien que chacune de ces langues aurait pu être sa langue maternelle ».
Influencé par les idées réformatrices de Martin Luther, Tyndale avait rencontré Érasme de Rotterdam, avait découvert son Nouveau Testament grec-latin et s'était mis à le traduire en anglais. Dans un premier temps, il rechercha la protection de Tunstall, évêque de Londres, mais lorsque ce dernier apprit ses intentions, il lui refusa l'accès à son palais de Lambeth.
S'il existait déjà au Moyen Âge plusieurs versions partielles ou romancées des récits bibliques en langue vernaculaire (vieil anglais, anglo-normand), le courant initié par la publication de la Bible de John Wycliffe fut condamné et la détention non autorisée des Saintes Écritures en anglais était passible en Angleterre de la peine de mort. La traduction de Tyndale est tout à la fois la première bible traduite depuis les textes originaux (à savoir la version en hébreu pour l'Ancien Testament, et le texte grec pour le nouveau Testament), la première édition anglaise imprimée, et la première bible protestante.
Elle fut un défi jeté à l’autorité de l'Église Catholique et à la législation religieuse anglaise. En 1530, Tyndale écrivit un pamphlet : The Practyse of Prelates, par lequel il dénonçait le divorce de Henri VIII comme contraire aux Saintes Écritures. Tyndale dut aller dans le Saint Empire pour étudier l'hébreu, car en Angleterre l'Édit d'Expulsion (1290) interdisait activement les livres en hébreu. Mais en ce début de XVIe siècle, les écrits en grec ancien devenaient, pour la première fois depuis des siècles, accessibles à la communauté savante d'Europe.
Fort des manuscrits rendus disponibles par la diaspora des érudits byzantins depuis la Chute de Constantinople (1453), Érasme venait de traduire et d'éditer, sous le titre (ironique) de « Textus Receptus » le texte grec des Saintes Écritures, dépassant la Vulgate. Tyndale, qui partageait l'idéal humaniste d’Érasme, choisit pour sa traduction l’anglais courant (plutôt que l’anglo-normand, plus relevé), langue alors jugée vulgaire, maladroite et roturière ; tout juste l'améliora-t-il par des tournures inspirées du grec classique et l’emploi de mots hébreux « anglicisés », initiative qui fut l'acte de naissance du moyen anglais, qui sera la langue de Shakespeare et des grands auteurs de l'ère élisabéthaine. Lorsqu’en 1534 le roi Henri VIII lut le manifeste de Tyndale intitulé « La Soumission du Chrétien » (The Obedience of a Christian Man), il y trouva des raisons de rompre avec Rome.
En 1535, Tyndale fut arrêté et jeté dans les geôles du château de Vilvorde, non loin de Bruxelles. Jugé en 1536, il fut convaincu d’hérésie, exécuté par strangulation, et son cadavre brûlé au bûcher. Ses dernières paroles, par lesquelles il formait le vœu « que le roi d'Angleterre ouvre les yeux », furent presque exaucées moins de deux années plus tard, avec l'impression de la « version autorisée du roi Henri » (Great Bible) destinée à l'Église d'Angleterre — et qui reprenait largement le texte de Tyndale.
Par là, la « Bible Tyndale », comme on l'appelait, contribua à l'essor de la Réforme dans le monde anglophone et tout l’Empire britannique. Elle exerça aussi une influence profonde sur la Bible de Genève, qui fut celle de la colonie de Jamestown (fondée en 1607) et du Mayflower (1620). Il n’est pas anodin qu'en 1611, les 54 érudits chargés par le Roi de compiler la Bible du roi Jacques, se soient, à leur tour, beaucoup inspiré de la traduction de Tyndale, et des traductions qui s'étaient appuyées dessus. Selon une étude, le Nouveau Testament de la Bible du roi Jacques reprendrait 83 % de la « Bible Tyndale », et l’Ancien Testament, 76 %.

https://fr.vikidia.org/wiki/L%C3%A9onard_de_Vinci
Saint Jean-Baptiste -- Leonardo da Vinci
http://technologies.c2rmf.fr/iipimage/showcase/zoom/HD5
Articles et extraits
https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Tyndale
William Tyndale ou Tindale (né dans le Gloucestershire en 1494 - exécuté par strangulation le 6 octobre 1536 à Vilvorde) est un protestant anglais connu comme le premier traducteur du Nouveau Testament depuis le texte grec dans une langue moderne (le moyen anglais). Brillant érudit, il parlait l'hébreu, le grec, le latin, l'espagnol et le français, « si bien que chacune de ces langues aurait pu être sa langue maternelle ».
Influencé par les idées réformatrices de Martin Luther, Tyndale avait rencontré Érasme de Rotterdam, avait découvert son Nouveau Testament grec-latin et s'était mis à le traduire en anglais. Dans un premier temps, il rechercha la protection de Tunstall, évêque de Londres, mais lorsque ce dernier apprit ses intentions, il lui refusa l'accès à son palais de Lambeth.
S'il existait déjà au Moyen Âge plusieurs versions partielles ou romancées des récits bibliques en langue vernaculaire (vieil anglais, anglo-normand), le courant initié par la publication de la Bible de John Wycliffe fut condamné et la détention non autorisée des Saintes Écritures en anglais était passible en Angleterre de la peine de mort. La traduction de Tyndale est tout à la fois la première bible traduite depuis les textes originaux (à savoir la version en hébreu pour l'Ancien Testament, et le texte grec pour le nouveau Testament), la première édition anglaise imprimée, et la première bible protestante.
Elle fut un défi jeté à l’autorité de l'Église Catholique et à la législation religieuse anglaise. En 1530, Tyndale écrivit un pamphlet : The Practyse of Prelates, par lequel il dénonçait le divorce de Henri VIII comme contraire aux Saintes Écritures. Tyndale dut aller dans le Saint Empire pour étudier l'hébreu, car en Angleterre l'Édit d'Expulsion (1290) interdisait activement les livres en hébreu. Mais en ce début de XVIe siècle, les écrits en grec ancien devenaient, pour la première fois depuis des siècles, accessibles à la communauté savante d'Europe.
Fort des manuscrits rendus disponibles par la diaspora des érudits byzantins depuis la Chute de Constantinople (1453), Érasme venait de traduire et d'éditer, sous le titre (ironique) de « Textus Receptus » le texte grec des Saintes Écritures, dépassant la Vulgate. Tyndale, qui partageait l'idéal humaniste d’Érasme, choisit pour sa traduction l’anglais courant (plutôt que l’anglo-normand, plus relevé), langue alors jugée vulgaire, maladroite et roturière ; tout juste l'améliora-t-il par des tournures inspirées du grec classique et l’emploi de mots hébreux « anglicisés », initiative qui fut l'acte de naissance du moyen anglais, qui sera la langue de Shakespeare et des grands auteurs de l'ère élisabéthaine. Lorsqu’en 1534 le roi Henri VIII lut le manifeste de Tyndale intitulé « La Soumission du Chrétien » (The Obedience of a Christian Man), il y trouva des raisons de rompre avec Rome.
En 1535, Tyndale fut arrêté et jeté dans les geôles du château de Vilvorde, non loin de Bruxelles. Jugé en 1536, il fut convaincu d’hérésie, exécuté par strangulation, et son cadavre brûlé au bûcher. Ses dernières paroles, par lesquelles il formait le vœu « que le roi d'Angleterre ouvre les yeux », furent presque exaucées moins de deux années plus tard, avec l'impression de la « version autorisée du roi Henri » (Great Bible) destinée à l'Église d'Angleterre — et qui reprenait largement le texte de Tyndale.
Par là, la « Bible Tyndale », comme on l'appelait, contribua à l'essor de la Réforme dans le monde anglophone et tout l’Empire britannique. Elle exerça aussi une influence profonde sur la Bible de Genève, qui fut celle de la colonie de Jamestown (fondée en 1607) et du Mayflower (1620). Il n’est pas anodin qu'en 1611, les 54 érudits chargés par le Roi de compiler la Bible du roi Jacques, se soient, à leur tour, beaucoup inspiré de la traduction de Tyndale, et des traductions qui s'étaient appuyées dessus. Selon une étude, le Nouveau Testament de la Bible du roi Jacques reprendrait 83 % de la « Bible Tyndale », et l’Ancien Testament, 76 %.
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