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lundi 9 octobre 2017

"Pour se défendre" un droit de tuer dans la dignité ?

"Pour se défendre"

un droit de donner la mort dans la dignité ?

*   *   *

L'objet de cet article se situe évidemment loin, très loin de tout débat sur l'euthanasie, c'est à dire sur le droit pour un membre du corps médical de donner la mort à ses patients dans la dignité à la condition que ces patients en aient exprimé le désir avant de subir les inhumaines avanies d'une agonie douloureuse inéluctable et actuellement inévitable à la mesure de l'avancement des recherches thérapeutiques.

Les lecteurs et lectrices de ce blog habitués à la lecture des textes sacrés notamment de la Bible des chrétiens ne manqueront pas de se rappeler les versets consacrés au meurtre d'Abel par Caïn son frère.
https://mythologica.fr/biblique/cain.htm

Pour élever le débat et placer la discussion par-delà les déclarations péremptoires ou les jugements à l'emporte-pièce, nous refuserons ici d'examiner le recours à la violence légale, c'est-à-dire par exemple le port d'armes par les services de police, cela pour ne pas tenir compte des abus généralisés commis pendant des années au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique du Sud, comme actuellement encore aux Philippines sous le couvert de la lutte contre les trafics de drogue.

Dans ce dernier cas, il est clair que les réels pourvoyeurs des substances mortifères ne sont pas atteints par ce type de lutte policière aux échos dictatoriaux populistes.

Rappelons qu'en Angleterre lesdits bobbies, ces sympathiques gardiens-de-la-paix au couvre-chef caractéristique, ne portaient pas d'armes à feu jusqu'il y a pas longtemps encore.

Et souvenons-nous que la Confédération indienne, ce sous-continent aux gigantesques dimensions aussi bien par la géographie que par l'histoire, convoité aussi pour ses énormes possibilités de développement scientifique et technologique, a été libéré de ses colonisateurs britanniques grâce à une stratégie inédite, encore appliquée de nos jours : la non-violence.

Aucune alternative politique, aucune élection ni aucun referendum ne peut trouver motivation dans les peurs, la haine, le mépris ou le rejet de l'Autre.








dimanche 1 octobre 2017

"Coup-de-poing américain"



ETATS-UNIS - "Foutez le camp!": le directeur d'une académie militaire américaine n'a pas mâché ses mots quand il a découvert des insultes racistes dans son établissement, et la vidéo de son discours devant les étudiants faisait vendredi le tour du monde.
"Si vous n'êtes pas capable de traiter quelqu'un d'une autre race ou d'une autre couleur de peau avec dignité et respect, alors il faut partir", a déclaré aux élèves-officiers le général Jay Silveria, directeur de l'Académie de l'armée de l'Air à Colorado Springs, dans le Colorado.
"Si vous n'êtes pas capables de traiter quelqu'un avec dignité et respect, foutez le camp!", a-t-il ajouté dans ce discours filmé par l'académie, équivalent de l'Ecole de l'air française, et mis en ligne sur son site (à écouter ci-dessus en vidéo).
Cinq étudiants noirs en année préparatoire à cette école, qui forme les futurs officiers de l'armée de l'Air américaine, ont trouvé lundi des injures racistes sur leur porte. L'un d'eux a posté sur Facebook une photo d'une ardoise blanche sur laquelle était inscrite: "Rentre chez toi, le Nègre". Des parents ont alors alerté le corps enseignant.
Jeudi, le directeur de l'académie a réuni tous les enseignants et tous les étudiants à l'heure du déjeuner, pour leur rappeler que "ce genre de comportement n'a sa place ni dans les classes préparatoires, ni à l'académie, ni dans l'armée de l'Air américaine".
Les étudiants écoutaient, au garde à vous, lorsque leur directeur leur a demandé de sortir leur smartphone de leur poche. "Je suis sérieux, prenez vos téléphones, je veux que vous fassiez une vidéo de tout ceci, que vous la gardiez, que vous l'utilisiez".
La réaction du directeur de l'Académie de l'armée de l'Air était largement saluée vendredi sur les réseaux sociaux et montrée en boucle sur les chaînes de télévision américaines.
"Je suis d'accord, le racisme n'a pas sa place parmi nos militaires ou dans notre pays", a notamment tweeté le sénateur républicain John McCain.
Interviewé vendredi par CNN, le général Silveria a expliqué avoir voulu convaincre les élèves-officiers de l'importance de la diversité au sein d'un groupe.
"En fin de compte, ces jeunes hommes et jeunes femmes vont devenir des lieutenants de l'US Air Force. Ils iront au combat et ils prendront des décisions de vie ou de mort sur le champ de bataille. Nous avons besoin de ces idées diverses", a-t-il noté.
Selon un journal local, un suspect aurait été identifié après une analyse graphologique mais l'académie militaire s'est refusée vendredi à tout commentaire. Une enquête est en cours et "nous ne pouvons donner aucun détail actuellement", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'académie.
Un contexte tendu
Cet incident intervient en pleine polémique sur la vague de protestations chez les joueurs de football américain qui s'agenouillent pendant l'hymne national, un moyen de symboliquement dénoncer le racisme aux Etats-Unis. Donald Trump a violemment critiqué leur attitude, leur reprochant un manque de patriotisme.
A la mi-août, les plus hauts gradés de l'armée américaine s'étaient désolidarisés des propos ambigus et des atermoiements du président américain, après les violences racistes qui ont secoué la petite ville de Charlottesville, où certains manifestants se réclamant de l'extrême droite arboraient des uniformes ou insignes de l'armée.
"L'US Navy s'opposera toujours à la haine et à l'intolérance", avait déclaré dès le lendemain l'amiral John Richardson, chef de la marine américaine, suivi aussitôt par ses collègues des armées de terre et de l'air.
Le chef d'état-major, le général Joe Dunford, avait lui aussi affirmé qu'il "n'y a pas de place pour le racisme et l'intolérance dans l'armée américaine et aux Etats-Unis dans leur ensemble".
La question raciale est aussi sensible au sein des forces armées que dans le reste de la population: les minorités y sont très largement représentées mais plus on monte dans la hiérarchie, plus les Blancs sont majoritaires.
Selon des chiffres du Pentagone actualisés en juillet, les Noirs représentent 19% des troupes à eux seuls (alors que leur part de la population américaine tourne autour de 13%). Mais quand on monte dans la hiérarchie, les Noirs ne représentent plus que 9% des officiers de l'armée américaine.
Toutes minorités confondues (Hispaniques, Asiatiques, multiraciaux), les militaires se déclarant non-blancs représentent 29% des effectifs, mais seulement 17% des officiers.
Lire aussi :

dimanche 2 avril 2017

Le plan primitif -- anthopologie culturelle

Le plan primitif -- statistiques

Une opposition factice
*   *   *

Il apparaît à la lecture du texte présenté ci-après une axiomatique probablement fondamentale, intrinsèque à tout discours sur ce qui est dit "humain" et, conséquemment ce qui ne le serait pas, c'est-à-dire de l'ordre du "surhumain", soit émanant ou de l'enfer ou du paradis, soit d'une créature quelconque non-humaine, angélique ou diabolique.
Ici, le terme même de diabolique peut aider à voir, par son étymologie "dia" "bol", qu'il s'agit en fait de traverser une espèce d'écran des apparences, et d'accéder à une perception réelle au-delà d'un brouillard qui recouvrirait -- accidentellement ou non, la vision originelle du monde et des êtres qui nous entourent.

Le mythe biblique du Paradis perdu met en évidence ce que nous percevons à travers la nudité, c'est-à-dire à travers ces choses dont la "nature des choses" peut se trouver alternativement ou couverte (d'un "voile de pudeur") ou découverte (par un désir insatiable, celui d'une curiosité scientifique proche de la transgression prométhéenne)

L'actualité récurrente des violences entre sectes religieuses en Confédération indienne fait apparaître combien peut se révéler fragile un réel consensus autour de la neutralité institutionnelle de l'Etat, qu'il est difficile en l'occurrence de présenter comme d'une indépendance parfaite par rapport à l'image de démiurges que les responsables politiques en quête de popularité, d'une (ré)election à l'autre dans leur carrière politique, se flattent parfois d'incarner.

Conséquences parfois violentes d'une croyance persistante, et d'un imaginaire inscrit dans certaines pratiques sacerdotales assez populaires en Inde, pratiques issue d'une tradition courante associée à la métempsychose.?
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-mystere-de-la-vie-l-angoisse-de-154659


Oublions-nous que "nature" signifie tout ce qui participe à naissance ou fait de naître, et que "connaître" signifie quelque chose de plus profond que "savoir", puisque cela implique de participer à la survenance d'un événement, avant d'en partager les modalités circonstancielles, d'en "faire savoir" ou d'en savoir, d'en goûter l'un ou l'autre détail appétissant..!

Ainsi en omettant le passage "de fil en aiguille" ou l'invention du vêtement, nous sommes amenés à réfléchir à un épisode subséquent de l'aventure humaine : l'invention du "plan", de la surface plane ou de la table, qui permettait le tout premier échange de convivialité originelle tribale et/ou familiale à l'occasion du partage de (la préparation des) repas : dans la cuisine primitive.!


Mais ceci, c'est probablement -- pour paraphraser Rudyard Kipling à la fin du "Livre de la Jungle", encore une "autre histoire".


Remarque: Cette fois encore, j'ai préféré le texte original à toute traduction. Cela non par effet de "moindre effort", mais par louable souci de laisser au texte toute l'authenticité de l'expression dans la langue d'origine.
En plus, les internautes-visiteurs auront par cela toute faculté de pouvoir mieux adapter leur compréhension et accéder au sens profond du texte dans leurs langues particulières.



Which state Googles “porn” the most? The answer might surprise you.

By Seriously Science | March 29, 2017 6:00 am
Google Trends has become a productive source of data for social scientists, particularly those interested in when and where people search for the word “porn”. First, they discovered that porn searches peaked in winter and early summer, a result that lead them to believe that there actually is a human mating season. Now, they’ve looked at the results by state, and found some more interesting patterns.
Perhaps not surprisingly, “higher percentages of Evangelical Protestants, theists, and biblical literalists in a state predict higher frequencies of searching for porn, as do higher church attendance rates.” The state with the highest search rate? You guessed it: Mississippi, followed closely by Texas. The authors conclude that “more salient, traditional religious influences in a state may influence residents–whether religious or not–toward more covert sexual experiences.”
“While the link between individual religious characteristics and pornography consumption is well established, relatively little research has considered how the wider religious context may influence pornography use. Exceptions in the literature to date have relied on relatively broad, subjective measures of religious commitment, largely ignoring issues of religious belonging, belief, or practice. This study moves the conversation forward by examining how a variety of state-level religious factors predict Google searches for the term porn, net of relevant sociodemographic and ideological controls. Our multivariate findings indicate that higher percentages of Evangelical Protestants, theists, and biblical literalists in a state predict higher frequencies of searching for porn, as do higher church attendance rates. Conversely, higher percentages of religiously unaffiliated persons in a state predict lower frequencies of searching for porn.
Higher percentages of total religious adherents, Catholics, or mainline Protestants in a state are unrelated to searching for porn with controls in place. Contrary to recent research, our analyses also show that higher percentages of political conservatives in a state predicted lower frequencies of porn searches. Our findings support theories that more salient, traditional religious influences in a state may influence residents-whether religious or not-toward more covert sexual experiences.”
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jeudi 24 novembre 2016

Terrorisme : n'existe pas en droit international

CPI et la définition juridique du terrorisme
Un problème récurrent
*   *   *

Philippe Kirsch explique l’absence du terrorisme dans le statut 411:
- Au plan juridique, les crimes de génocides ou autres crimes de guerre faisaient partie selon
certains Etats du droit international coutumier. Le crime de terrorisme, au contraire, n’a pas
de définition commune et acceptée. La compétence de la Cour fut donc restreinte
à un « noyau dur » de crimes, ce qui avait aussi pour avantage de ne pas la surcharger,
l’encombrer. Il s’agissait donc aussi d’un problème pratique et d’efficacité de son action.

- Au plan politique, ce fut encore une fois les problèmes liés à l’absence d’une définition de
ce crime qui refirent surface : terrorisme et droit des peuples à l’autodétermination,
politisation de la Cour, terrorisme d’Etat, inclusion ou non des forces armées comme
potentiels victimes de tels actes…. Les différentes tentatives pour contourner ce problème
ont échoué (annexer les conventions contre le terrorisme au statut et donner compétence à
la Cour seulement en cas d’attaques sur le territoire d’un Etat partie,…) car elles soulevaient
plus de questions qu’elles n’en réglaient.

A la fin des travaux, il fut décidé de réexaminer l’inclusion des crimes de terrorisme dans le
statut de la Cour à la prochaine conférence de révision. Cette « omission » fut donc
volontaire.

La conférence de révision, qui s’est tenue à Kampala en 2010, si elle a défini le crime
d’agression et en a précisé les modalités d’exercice, si elle a prolongé la validité du
critiquable article 124, n’a fait aucune mention du terrorisme. Cela doit-il être rapproché de
la déclaration de l’Union Européenne ? Celle-ci, en effet, ne considère pas le terrorisme
comme une violation grave des droits de l’homme mais comme un crime ordinaire relevant
de la compétence nationale de chaque Etat412. Les actes de terrorisme pourraient-ils être
qualifiés de crime contre l’humanité ?

LA NOTION DE « GRAVITE» DES ACTES EN QUESTION
Il faut préciser d’emblée que seuls certains actes terroristes pourraient bénéficier de cette
appellation. La Cour ne jugeant que les crimes « les plus graves »413, il faut, de plus,
démontrer414:
· que certains actes ont été commis ;
· qu’ils l’ont été dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique ;
· que l’attaque était lancée contre une population civile, en application ou dans la poursuite de la politique d’un État ou d’une organisation ;
· que l’auteur de ces actes savait qu’ils faisaient partie d’une attaque généralisée ou systématique.

La notion de crime contre l’humanité telle que défini dans le statut de Rome est une notion bien plus généreuse que celle qui en avait été donné à Nuremberg. En effet en son art.6, le tribunal militaire définissait ainsi ce crime comme « l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions, qu'ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal, ou en liaison avec ce crime. »

Un crime contre l’humanité ne pouvait être défini en dehors du cadre de la guerre. La frontière entre ce dernier et le crime de guerre parait floue.

Le Statut ne donne qu’une définition vague de la notion. Si, pour le crime de guerre, l’on a une énumération sur près de trois pages d’actes considérés comme tels, le crime contre l’humanité ne concerne que onze comportements dont le dernier est défini comme « autre acte inhumain de caractère analogue ».

Le caractère généralisé et systématique nécessaire à la qualification de crimes contre l’humanité, la notion de gravité écartent de la Cour la plupart des actes de terrorisme. Seul le terrorisme international de type Al Qaida pourrait se ranger sous cette bannière. La responsabilité pénale individuelle sur laquelle se base la Cour empêche la poursuite des organisations terroristes telle qu’Al Qaida.

Est-ce suffisant d’en condamner les dirigeants sans viser une organisation dans son ensemble ?
La poursuite de ces organisations aurait une portée symbolique évidente et permettrait sans doute de remonter les filières de financement du terrorisme de façon plus efficace.

De ce point de vue, et pour éviter toute dérive analogique toujours possible, si le champ matériel des compétences de la Cour n’est pas élargi, le terrorisme international risque de risquer impuni. Il est nécessaire de le nommer explicitement dans son Statut.

La plus haute juridiction internationale ne peut laisser échapper le crime le plus emblématique du XXIe siècle. Une révision de ses compétences les étendant aux actes terroristes est indispensable. De même, le cadre de constitution de l’infraction (conflit asymétrique) ne doit pas être ignoré.
_________________________________________________________
411 Philippe KIRSCH, Terrorisme, crimes contre l’humanité et Cour pénale internationale, à l’occasion du colloque
organisée par SOS ATTENTATS, Terrorisme et responsabilité pénale internationale, le Mardi 5 février 2002, Ed.
Calmann-Lévy, 2003, p.114.
412 L’UE estime que le terrorisme comme tout autre acte criminel empêche la « jouissance » des droits de
l’homme, Réponse donnée par M. Patten, au nom de la Commission européenne des affaires étrangères, à
Charles Tannock, parlementaire européen en 2003.
413 Art.17d du statut, est jugée irrecevable une affaire qui « n'est pas suffisamment grave pour que la Cour y
donne suite »
414 Philippe KIRSCH, op.cit, p.120

vendredi 7 octobre 2016

Terrorisme et ladite "déprivation sensorielle" (2e éd.)

Terrorisme et ladite "déprivation sensorielle"
Une comparaison des djihadistes avec Baader-Meinhof est-elle instructive ?

*   *   *


L'aurait-on oublié ? Quelques années avant la démolition du Mur de Berlin et la réunification des deux Etats allemands -- Italie, Allemagne, France et Belgique avaient éprouvé aussi des attentats terroristes en ce temps-là motivés, non par une ferveur religieuse et suicidaire prétextant le d j i h a d الجهاد, mais par une authentique foi révolutionnaire qui incitait quelques jeunes écervelés aux mêmes comportements violents, si ce n'est même suicidaires, ainsi qu'à la pratique d'une dissimulation organisée comparable à celle - en l'occurrence passablement légitime, des réseaux de résistance armée durant les nombreux conflits de la décolonisation, conflits qui ne cessèrent pas avec la fin de la deuxième guerre mondiale 1939-45.

En Belgique on a connu au moins un attentat mortel imputable aux dites Cellules Communistes Combattantes; en Allemagne (R.F.A.) il y eut au-devant de la scène publique ladite bande à Baader-Meinhof ainsi que la R.A.F.

Ces personnes étaient mues par un idéal virtuel fondé sur une idéologie sans aucune argumentation scientifique solide, aux effets observables et reproductibles -- à savoir : ledit "matérialisme historique" c'est-à-dire une aberration tout aussi inepte que le communisme qui n'est qu'un pur discours théorique jamais concrétisé en aucun acte de gouvernance d'aucun Etat ni Gouvernement démocratique recensé sur la surface du globe terrestre.

L'aberration philosophique et morale instituée au sens large par le communisme en tant que système politique tenant compte de l'existence des êtres humains exclusivement comme membres de communautés fondées sur différentes activités industrielles productives -- et non en priorité comme individus indépendants pleinement dotés(*)d'une liberté personnelle authentique, fut brillamment illustrée sur le mode métaphorique par La Ferme des Animaux (film, 1954), tiré du roman Animal Farm (1945) de George ORWELL.

"
En août 1994 a lieu une grève de la faim d'une semaine de la majorité des prisonniers de la RAF, avec un certain succès. La dernière structure de solidarité restant véritablement était alors le « Angehörigen Info », une brochure paraissant de 1989 à 2009 (305 numéros au total) et portée par les familles des prisonniers de la RAF elles-mêmes.
"La RAF vit donc sa proposition incomprise ; elle était bien devenu réformiste, mais en assumant la démarche d'une révolution totale de la vie réelle, en continuité à la critique de la vie quotidienne du départ. Elle ne fut comprise ni des marxistes mécanistes qui n'y virent qu'un réformisme plat appelant à une vie alternative, ni par les prisonniers dont tout le parcours avait été le front anti-impérialiste. En conséquence de quoi, la RAF publia en avril 1998 un document annonçant son auto-dissolution.

"Elle aura perdu au cours de son histoire plus d'une
vingtaine d'activistes, tandis qu'elle a coûté la vie par ses actions à 34 personnes.
"Birgit Hogefeld, arrêtée en 1993, fut libérée en conditionnelle en juin 2011, comme dernière prisonnière de la RAF. Christian Klar fut quant à lui libéré en conditionnelle en décembre 2008, après 26 années de prison, et Brigitte Monhaupt un peu plus tôt, en mars 2007. La RAF entrait alors dans l'histoire, comme expérience révolutionnaire au sein des métropoles impérialistes."
D'après "Fraction Armée Rouge"
http://lesmaterialistes.com/trois-lettres-symbole-histoire-rote-armee-fraktion-fraction-armee-rouge

Emprisonnées, certaines de ces personnes soumises à l'isolement se plaignirent de désordres mentaux suscités par un traitement particulier que les spécialistes ont appelé "déprivation sensorielle". Voir: Réclusion révolutionnaire https://conflits.revues.org/1588?lang=en

Si on pouvait suivre un raisonnement positif et comparer les nombres de morts (mais en faisant abstraction des éventuelles victimes d'atteintes corporelles, lesquelles doivent encore abréagir le choc psychologique important subi) avec ceux résultant des attentats revendiqués déjà depuis plusieurs années., par les divers djihadistes - ceux de l'E.I. comme ceux d'al-Qaïda, arriverait-on à pareil bilan chiffré ?


Mais peut-on vraiment traduire en chiffres toutes souffrances personnelles endurées ??

________________________________

*  Pour assurer sa balance des paiements, la Corée du Nord au ban des Nations n'hésite pas à faire appel à une main-d'oeuvre embauchée illégalement par la Pologne.

De ci, de là, par ci, par là.,
Le "canard-boîteux" qui suit n'est pas factuellement invraisemblable., 
mais l'info (pour que le canard ne finisse pas à la casserole) mériterait une confirmation documentée par des références irréfutables. L'ingérence politique étant un délit reconnu, on pourrait se demander qui aurait avantage à se risquer à cela dans les couloirs du Kremlin. (Toute réflexion faite, le KaC pourra convaincre., mais ne persuadera pas)
Banque russe



mercredi 14 septembre 2016

Un monde "sans frontières"


Un monde sans frontières

Mais, pour qui? 
Pour des écorchés vifs à cause d'un humour indélicat.?

La dernière actualité sur les séismes locaux en Italie comporte un volet assez inattendu: des italiens se sont indignés de l'humour (macabre) de Charlie à Paris et s'apprêteraient à demander réparation en justice.

Peut-être peut-on rire de tout, sans pour autant ne se moquer de personne; mais on ne peut jamais impunément tenter de rire avec qui que ce soit.

*  *  *

Borderless worlds - for whom? Ethics, moralities and (in)justice in migration and tourism
"Ethique et morales à l'épreuve de la justice dans les migrations et le tourisme"

http://www.espaces-transfrontaliers.org/actualites/evenements-a-venir/archives-des-evenements-passes/events/show/conference-borderless-worlds-for-whom-ethics-moralities-and-injustice-in-migration-and-touri/

En Hongrie -- un des quatre Etats de l'U.E. ( avec la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie) qui ont signé les accords mutuels de libre-échange dits "de Visegrad", le Premier Ministre Viktor Orban et leader du parti nationaliste Fidesz réitère sa politique ouvertement antimigratoire : écoutez l'émission la Question du Monde sur la Première Radio de la RTBf de ce mercredi 14 septembre

Une analyse intéressante nous est apportée par :
Hu-lala_org: Aux racines du populisme
http://hu-lala.org/analyse-aux-racines-du-populisme-en-hongrie/

Nous sommes en effet à l'aube de profonds remaniements dans notre appréciation des politiques européennes : ce 17 septembre -- se tient le Sommet de Bratislava et débute précisément la présidence slovaque de l'Union Européenne.

Un dossier d'actualité assez complet sur les enjeux de cette conférence est disponible sur:
Clash de valeurs?
http://www.atlantico.fr/decryptage/clash-valeurs-quand-craquements-entre-europe-fondateurs-et-celle-visegrad-sont-plus-en-plus-difficiles-masquer-cyrille-bret-2819462.html/page/0/1

Revenons aux italiens indignés pour rappeler que la Sérénissime République de Venise inventa tout uniment l'appellation slave, déformation de "eschiave" (clefs des cages d'exposition..) pour stigmatiser les populations diverses et variées, provenant des territoires du Levant, et dont on pouvait supputer qu'elles fussent réduites en esclavage; aussi, le terme ghetto, comme le rappelle le commentateur Apoapo sur le site Babelio:

"Court chapitre III, « La somme de tous les lieux d'exil – On est de là où l'on vit » : référence à la question de l'ancrage et de la mémoire ; importance des récits des parcours migratoires ; pour les exilés, « la mémoire est délocalisée, ou multilocalisée si l'on veut » (p. 111). Il contient aussi un historique de la création du premier ghetto, celui de Venise au XVIe s., et une esquisse sur la dialectique entre sédentarisation et espoir du retour chez les Palestiniens."
http://www.babelio.com/livres/Agier-Campement-urbain/497955

Sur facebook (4.2/5 étoiles pour 96 avis)
#LADIGNITEPOURLESREFUGIES ou @@lacimade
et sur Twitter:
http://twitter.com/lacimade