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lundi 9 octobre 2017

"Pour se défendre" un droit de tuer dans la dignité ?

"Pour se défendre"

un droit de donner la mort dans la dignité ?

*   *   *

L'objet de cet article se situe évidemment loin, très loin de tout débat sur l'euthanasie, c'est à dire sur le droit pour un membre du corps médical de donner la mort à ses patients dans la dignité à la condition que ces patients en aient exprimé le désir avant de subir les inhumaines avanies d'une agonie douloureuse inéluctable et actuellement inévitable à la mesure de l'avancement des recherches thérapeutiques.

Les lecteurs et lectrices de ce blog habitués à la lecture des textes sacrés notamment de la Bible des chrétiens ne manqueront pas de se rappeler les versets consacrés au meurtre d'Abel par Caïn son frère.
https://mythologica.fr/biblique/cain.htm

Pour élever le débat et placer la discussion par-delà les déclarations péremptoires ou les jugements à l'emporte-pièce, nous refuserons ici d'examiner le recours à la violence légale, c'est-à-dire par exemple le port d'armes par les services de police, cela pour ne pas tenir compte des abus généralisés commis pendant des années au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique du Sud, comme actuellement encore aux Philippines sous le couvert de la lutte contre les trafics de drogue.

Dans ce dernier cas, il est clair que les réels pourvoyeurs des substances mortifères ne sont pas atteints par ce type de lutte policière aux échos dictatoriaux populistes.

Rappelons qu'en Angleterre lesdits bobbies, ces sympathiques gardiens-de-la-paix au couvre-chef caractéristique, ne portaient pas d'armes à feu jusqu'il y a pas longtemps encore.

Et souvenons-nous que la Confédération indienne, ce sous-continent aux gigantesques dimensions aussi bien par la géographie que par l'histoire, convoité aussi pour ses énormes possibilités de développement scientifique et technologique, a été libéré de ses colonisateurs britanniques grâce à une stratégie inédite, encore appliquée de nos jours : la non-violence.

Aucune alternative politique, aucune élection ni aucun referendum ne peut trouver motivation dans les peurs, la haine, le mépris ou le rejet de l'Autre.








dimanche 1 octobre 2017

"Coup-de-poing américain"



ETATS-UNIS - "Foutez le camp!": le directeur d'une académie militaire américaine n'a pas mâché ses mots quand il a découvert des insultes racistes dans son établissement, et la vidéo de son discours devant les étudiants faisait vendredi le tour du monde.
"Si vous n'êtes pas capable de traiter quelqu'un d'une autre race ou d'une autre couleur de peau avec dignité et respect, alors il faut partir", a déclaré aux élèves-officiers le général Jay Silveria, directeur de l'Académie de l'armée de l'Air à Colorado Springs, dans le Colorado.
"Si vous n'êtes pas capables de traiter quelqu'un avec dignité et respect, foutez le camp!", a-t-il ajouté dans ce discours filmé par l'académie, équivalent de l'Ecole de l'air française, et mis en ligne sur son site (à écouter ci-dessus en vidéo).
Cinq étudiants noirs en année préparatoire à cette école, qui forme les futurs officiers de l'armée de l'Air américaine, ont trouvé lundi des injures racistes sur leur porte. L'un d'eux a posté sur Facebook une photo d'une ardoise blanche sur laquelle était inscrite: "Rentre chez toi, le Nègre". Des parents ont alors alerté le corps enseignant.
Jeudi, le directeur de l'académie a réuni tous les enseignants et tous les étudiants à l'heure du déjeuner, pour leur rappeler que "ce genre de comportement n'a sa place ni dans les classes préparatoires, ni à l'académie, ni dans l'armée de l'Air américaine".
Les étudiants écoutaient, au garde à vous, lorsque leur directeur leur a demandé de sortir leur smartphone de leur poche. "Je suis sérieux, prenez vos téléphones, je veux que vous fassiez une vidéo de tout ceci, que vous la gardiez, que vous l'utilisiez".
La réaction du directeur de l'Académie de l'armée de l'Air était largement saluée vendredi sur les réseaux sociaux et montrée en boucle sur les chaînes de télévision américaines.
"Je suis d'accord, le racisme n'a pas sa place parmi nos militaires ou dans notre pays", a notamment tweeté le sénateur républicain John McCain.
Interviewé vendredi par CNN, le général Silveria a expliqué avoir voulu convaincre les élèves-officiers de l'importance de la diversité au sein d'un groupe.
"En fin de compte, ces jeunes hommes et jeunes femmes vont devenir des lieutenants de l'US Air Force. Ils iront au combat et ils prendront des décisions de vie ou de mort sur le champ de bataille. Nous avons besoin de ces idées diverses", a-t-il noté.
Selon un journal local, un suspect aurait été identifié après une analyse graphologique mais l'académie militaire s'est refusée vendredi à tout commentaire. Une enquête est en cours et "nous ne pouvons donner aucun détail actuellement", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'académie.
Un contexte tendu
Cet incident intervient en pleine polémique sur la vague de protestations chez les joueurs de football américain qui s'agenouillent pendant l'hymne national, un moyen de symboliquement dénoncer le racisme aux Etats-Unis. Donald Trump a violemment critiqué leur attitude, leur reprochant un manque de patriotisme.
A la mi-août, les plus hauts gradés de l'armée américaine s'étaient désolidarisés des propos ambigus et des atermoiements du président américain, après les violences racistes qui ont secoué la petite ville de Charlottesville, où certains manifestants se réclamant de l'extrême droite arboraient des uniformes ou insignes de l'armée.
"L'US Navy s'opposera toujours à la haine et à l'intolérance", avait déclaré dès le lendemain l'amiral John Richardson, chef de la marine américaine, suivi aussitôt par ses collègues des armées de terre et de l'air.
Le chef d'état-major, le général Joe Dunford, avait lui aussi affirmé qu'il "n'y a pas de place pour le racisme et l'intolérance dans l'armée américaine et aux Etats-Unis dans leur ensemble".
La question raciale est aussi sensible au sein des forces armées que dans le reste de la population: les minorités y sont très largement représentées mais plus on monte dans la hiérarchie, plus les Blancs sont majoritaires.
Selon des chiffres du Pentagone actualisés en juillet, les Noirs représentent 19% des troupes à eux seuls (alors que leur part de la population américaine tourne autour de 13%). Mais quand on monte dans la hiérarchie, les Noirs ne représentent plus que 9% des officiers de l'armée américaine.
Toutes minorités confondues (Hispaniques, Asiatiques, multiraciaux), les militaires se déclarant non-blancs représentent 29% des effectifs, mais seulement 17% des officiers.
Lire aussi :

jeudi 21 septembre 2017

Aung San Suu Kyi "s'en lave les mains"

Aung San Suu Kyi tolère la persécution 
*   *   *

Par rapport à une certaine conception du monde en contraste avec les fondements de la tradition judéochrétienne monothéiste,  on m'a laissé comprendre qu'un homme et non un Dieu parmi les hommes : Bouddha l'illuminé, était parvenu à faire cesser le cercle vicieux des violences, que la paix était revenue parmi ses adeptes, et qu'elle rayonnait enfin dans le monde entier.

Agence France Presse - 2 Juin 2017
Cannes 2017 - “Le Vénérable W.” de Barbet Schroeder, chronique édifiante du discours de la haine. Dans un documentaire exemplaire car méthodique, présenté en séance spéciale à Cannes, le Suisse Barbet Schroeder part à la rencontre de Wirathu. Ce moine birman qui, par ses sermons extrémistes, a encouragé le massacre des musulmans dans son pays.

Quand le bouddhisme confine au fascisme.
Alors que le film « Le Vénérable W. », de Barbet Schroeder, sort en salles, le moine bouddhiste extrémiste essuie une série de revers politiques.
LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par 



Ashin Wirathu, lors d’une réunion consécutive à l’interdiction de son mouvement, le 27 mai à Rangoun.


Ashin Wirathu espérait que le documentaire qui lui est consacré lui servirait de tribune. Le Vénérable W., du réalisateur suisse Barbet Schroeder, qui sort mercredi 7 juin en salles, pourrait, en réalité, signer le début de sa chute. Le moine birman extrémiste, qui a acquis une renommée internationale en multipliant les propos haineux contre les Rohingyas – ethnie musulmane persécutée en Birmanie –, a essuyé ces derniers mois une série de revers politiques, sans pour autant s’avouer vaincu.
Après plusieurs mises en garde des autorités religieuses bouddhistes, Wirathu a été, en mars, interdit de sermon pour une durée d’un an. Le 23 mai, trois jours après la présentation, en séance spéciale, au Festival de Cannes, du Vénérable W., le mouvement dirigé par Wirathu, Ma Ba Tha (Association pour la protection de la race et de la religion) était interdit en Birmanie, toutes ses pancartes de propagande devant être retirées avant le 15 juillet.





Las ! A-t-il fallu qu' Aung San Suu Kyi se range objectivement aux côtés de son armée et desdits "groupes paramilitaires" en leur laissant commettre des violences répétées envers groupes et individus "perdus pour tout-le-monde" lorsque pour leur malheur ils ne suivent pas les traditions religieuses majoritaires.



Rohingya : le Conseil de sécurité de l’ONU dénonce une « violence excessive » de la Birmanie

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a annulé une visite prévue à l’Assemblée générale des Nations unies.
Le Monde.fr avec AFP et Reuters |  • Mis à jour le 



Distribution de nourriture à Naikhongchhari, dans la division de Chittagong au Bangladesh, le 10 septembre.

Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a réclamé à la Birmanie « des pas immédiats », mercredi 13 septembre, pour faire cesser « une violence excessive » à l’encontre de la minorité musulmane Rohingya, qui fuit le pays en masse pour tenter de trouver refuge au Bangladesh.

A l’issue d’une réunion à huis clos, le Conseil de sécurité a souligné la nécessité d’un accès humanitaire aux Rohingya. Ses membres « appellent le gouvernement birman à tenir ses engagements de faciliter l’aide humanitaire dans l’Etat Rakhine [aussi appelé Arakan] », dit une déclaration lue par le président tournant du Conseil, l’ambassadeur éthiopien Tekeda Alemu.
Avant que le Conseil ne s’exprime, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé les autorités birmanes à « suspendre les activités militaires et la violence ».
Plus tôt dans la journée, le porte-parole de Aung San Suu Kyi avait annoncé que la conseillère spéciale de l’Etat — mise en cause dans cette crise sans précédent — avait annulé une visite à l’Assemblée générale de l’ONU prévue à la fin du mois.

Une visite d’Aung San Suu Kyi annulée

Mme Suu Kyi s’adressera la semaine prochaine à la nation au sujet de la crise dans l’ouest du pays qui a poussé des centaines de milliers Rohingya à l’exode. La dirigeante birmane « parlera de réconciliation nationale et de paix » dans une allocution télévisée le 19 septembre, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Zaw Htay. Il a ajouté que 176 villages avaient été désertés depuis le début des violences.
Interrogé mercredi par un journaliste à propos de l’expression « nettoyage ethnique » contre la minorité Rohingya, M. Guterres a répondu : « Quand un tiers de la population Rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire la situation ? »




Lors de l’assemblée générale de l’ONU en 2016, la dirigeante birmane avait promis de soutenir les droits des Rohingya.

Depuis le début de la flambée de violences, le 25 août, plus de 379 000 Rohingya ont fui la Birmanie pour tenter de trouver refuge au Bangladesh. L’armée birmane est accusée de persécutions envers cette minorité musulmane.
A la frontière birmano-bangladaise, les organisations internationales peinent à prendre en charge les personnes — malades, blessées pour certaines, affaiblies et affamées —, qui arrivent en nombre, complètement démunies dans une zone où les camps sont déjà surpeuplés. « L’ampleur et la vitesse de l’afflux sont sans précédent au Bangladesh », dit l’Unicef, qui ajoute que « 60 % des réfugiés sont des enfants ».
Le haut-commissaire de l’ONU aux droits humains, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a évoqué lundi « un exemple classique de nettoyage ethnique ». Bien que sous le feu de critiques internationales, Mme Suu Kyi reste très peu loquace sur la crise et continue d’afficher son soutien à l’armée dans son opération contre des « terroristes ».

Promesse de soutien aux droits des Rohingya

La Chine, premier investisseur étranger en Birmanie, a réitéré mardi son « soutien » à la Birmanie et a loué « ses efforts pour préserver la stabilité de son développement national ». En revanche, plusieurs Prix Nobel de la paix, comme Malala Yousafzai, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, puis le dalaï-lama, que Mme Suu Kyi admire, l’ont appelée à intervenir.
L’an dernier, à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, l’ex-dissidente et lauréate du prix Nobel de la paix 1991, qui dirige de facto le gouvernement birman depuis avril 2015, avait promis de soutenir les droits des Rohingya.
Elle avait promis de « s’opposer fermement aux préjugés et à l’intolérance » et de promouvoir les droits humains, tout en demandant « à la communauté internationale de se montrer compréhensive et constructive » à ce sujet.
Les Rohingya, présents en Birmanie depuis des décennies, sont apatrides depuis 1982 et sont considérés comme des étrangers dans ce pays à 90 % bouddhiste. Au Bangladesh voisin, où ils ont fui en masse, ils sont des immigrés illégaux.

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